Elimination de Jo-Wilfried Tsonga en 1/8 de finale, ce lundi. Le Français est tombé en cinq sets face à Kei Nishikori (2-6, 6-2, 6-1, 3-6, 6-3).

Quel sentiment prédomine ?

J’ai un sentiment d’inachevé. Je n’ai pas fait un match extraordinaire. Je ne contrôlais pas trop la balle, elle volait beaucoup en raison de la chaleur. Il m’a  attendu jusqu’à temps que je rate. J’ai commis beaucoup de fautes directes. 70, c’est juste énorme. La chaleur n’est pas le premier facteur explicatif de ma défaite.

Vous avez été surpris par son endurance ?
Non, je savais qu’il allait me faire courir, qu’il allait me faire son cinéma. Il a fait celui qui était à l’article de la mort mais j’étais au courant. Ce qui m’a perturbé le plus, c’est cette interruption au début du deuxième set. Ca a coupé mon rythme, surtout au service. Mais elle était justifiée, en raison de l’état du court (NDLR : il y avait des cloques en raison de la chaleur). Je me fais breaker et il est de retour dans le match. Le résultat est triste, j’ai donné ce que j’avais.

On parle souvent d’un tournoi à deux vitesses.
Les organisateurs essaient de faire tourner, c’est plutôt équitable. Mais c’est clair que si on analyse mes quatre matches, les deux où j’ai joué le soir et dans le froid, j’ai bien joué.

 

ITW du 21/01/2012
Pas le moindre souci sur la Hisense Arena face à Frederico Gil…

Oui, j’ai bien joué au tennis, j’ai évolué avec un tennis offensif et ça m’a permis de faire un bon match, de gagner assez vite, de ne finalement pas perdre trop d’énergie sur le terrain pour la suite.

Avec moi, c’est un peu toujours comme ça : en début de tournoi, c’est toujours un peu dur de mettre les choses en place, en même temps, j’ai un jeu offensif, je ne joue pas toujours les mêmes coups donc il faut que tout se mette en place. Mais une fois que c’est là, c’est bien.

On a senti que vous en aviez sous le capot…
Plus ça va, mieux que je me sens, a dit Jo-Wilfried Tsonga. J’ai l’impression d’avoir été sur un rythme de croisière. Mais je n’en ai pas gardé sous le pied. Pour moi, en garder sous le pied, c’est Usain Bolt quand il bat ses records du monde d’un centième et quand il relâche à la fin de sa course. Je ne recherche pas le record du monde. J’essaie juste de gagner et passer le moins de temps possible. »

En huitième de finale, ce sera Kei Nishikori, qui a mis fin au parcours de Julien Benneteau…
C’est un joueur complet, qui va très très vite. Ce sera à prendre très au sérieux. A chaque fois que je l’ai joué, je ne l’ai pas battu. Bon, le match exhibition à Kooyong, je le mets à part. Mais l’an dernier, à Shanghai, ça voulait dire quelque chose. Je me souviens avoir dit à la fin que j’avais fait un bon match. Par la suite, il a battu des super joueurs comme Berdych et Djokovic (NDLR : à Bâle). .

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ITW du 19/01/2012 : Le job a été fait…

Voilà, j’ai passé mon 2e tour! J’attends mon 3e tour avec impatience et puis voilà… Je crois qu’il n’y a pas non plus des tonnes et des tonnes à raconter. J’ai fait un match de tennis, je l’ai gagné en trois sets, ce n’était pas du grand tennis mais je pense que l’important dans ce genre de tournois, c’est quand même de gagner et je vais essayer d’aborder le prochain match encore un peu mieux que celui-ci. En tout cas, je l’espère.

Il y a  eu quelques petites alertes…
Au début, il s’est détaché 4-2 mais il m’a remis dedans en commettant deux doubles fautes. Même scénario dans le troisième set, a dit Jo-Wilfried Tsonga. J’avais de la marge parce qu’il est loin au classement et que son jeu est plus adapté à la terre battue. Après mon premier tour difficile, je me suis rassuré sur mon physique.

Au prochain tour, ce sera le Portugais Frederico Gil.
Oui, il a créé la surprise en battant l’Espagnol Granollers (n°26). Je l’ai joué deux fois. A Johannebourg (2009) et Montpellier (2010). A chaque fois, j’avais gagné en deux manches.

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ITW du 17/01/2012 : Jo a écarté l’Ouzbek Istomin, demi-finaliste la semaine dernière à Sydney

Quatre sets face à Istomin, avec des moments pas faciles à gérer…
Je ne me suis pas spécialement affolé. Il m’a posé beaucoup de problèmes et j’ai su réagir. Cela me donne pas mal de certitudes sur mon état physique car je sors sans être trop émoussé. Le ait d’avoir sauvé des balles de break au début du troisième set a été un moment-clé, peut-être le tournant du match.
Après, j’ai servi pour le match à 5-3 mais le gars a incroyablement retourné sur des premières balles, ça me rendait dingue. Même si je me suis fait une petite frayeur, ce n’est pas si mal de se lancer ainsi dans le tournoi. C’était un tour piège. Il y a toujours de la tension, plein de facteurs de stress, comme la tension de la raquette ou la condition physique. »

Prochain tour, Ricardo Mello
Ca paraît plus à ma portée. Il court beaucoup mais si je suis sérieux et que j’impose mon eu, je pense que cela devrait aller.

Un mot sur votre tenue orange qui a fait sensation ici à Melbourne.
Il faut savoir que les marques s’accordent pour les couleurs chaque année. La chemisette orange, je suis le seul à la porter. La mienne est pas mal ! Mais ça m’intéresse d’avoir votre avis, vous mes fans…

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14/01/2012 ITW :

Neale Fraser a procédé au tirage au sort tout à l’heure. Vous avez hérité de l’Ouzbek Denis Istomin…
Oui, je l’ai déjà rencontré deux fois, une fois à Johannesbourg et une autre à Eastbourne. C’est un joueur dangereux, on en a eu la preuve cette semaine à Sydney où il ne s’est arrêtée qu’en demi-finale, après avoir battu Richard Gasquet. Ce sera à moi de faire un match solide.

Il y a beaucoup de Français dans votre partie de tableau…
Je n’en ai aucune idée et c’est sympa de me l’annoncer ! J’ai pour habitude de ne pas trop regarder les tableaux.

Après votre titre à Doha, vous avez disputé et perdu deux rencontres à l’exhibition de Kooyong…
Les conditions étaient particulièrement difficiles. Normalement c’est l’été dans l’hémisphère sud. Mais il fait 15°, il pleut, c‘est magnifique ! Comme l’an dernier, on n’est pas trop gâtés. J’avoue que j’ai été un peu jet-laggé après Doha. Ce n’était vraiment pas l’idéal mais c’est bien d’avoir pu faire deux matches sur la surface. A Melbourne Park, je bénéficie de meilleures conditions d’entraînement. Vendredi, j’ai tapé avec Novak Djokovic sur le Central.